Parlez-nous de la 1ère production de Chants Libres (Ne blâmez jamais les bédouins)

On parle d’abord du texte intégral de René-Daniel Dubois (prix du Gouverneur général 1984), où se côtoient 29 personnages dans un contexte d’humour, de tendresse, et de belle folie, sur une musique a capella d’Alain Thibault (commande de Chants Libres, prix de l’association des critiques québécois de théâtre 1992) qui ajoute une dimension surréaliste à ce texte singulier.

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Quel était le principal défi sur scène ?
D’abord un grand défi d’endurance : une performance solo de 74 minutes, 23 représentations sur un mois, et le désir de donner la même qualité de voix et de jeu jusqu’à la dernière représentation. A capella signifiait que j’étais vraiment seule en scène, mais j’avais comme arme la qualité de la partition musicale écrite pour moi et la force du texte. Une belle aventure pour les débuts de notre compagnie de création !


Combien de représentations en avez-vous donné au total ?

Trente-cinq en tout je crois, incluant les reprises en France, au Venezuela, à Toronto et dans le reste du Canada. C’est généreux pour un opéra de chambre contemporain. La réponse du public a été enthousiaste.

 

Parlez-nous de l’affiche des bédouins

L’affiche était inspirée d’une série de tableaux qu’on appelait les doñas, d’Anita Pantin, artiste vénézuélienne qui a aussi signé le costume androgyne de ce spectacle.

 

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Une anecdote sur cette création ?
La perte du décor, lors du IXe Festival international de las artes Mundo de Americas (1992) de Caracas. Des planches de bois… Panique ! On l’a retrouvé à la dernière minute avant le spectacle, dehors avec les déchets !!!English version